Cette région, c’était « une forteresse naturelle »
La géographie unique en son genre de la région de Québec en a fait, avant même qu'il y ait quelque mur fortifié que ce soit, « une forteresse naturelle », avec de hautes falaises dominant le fleuve Saint-Laurent des deux côtés de ce fleuve (du côté de la ville de Québec pour sa rive nord et du côté de la ville de Lévis pour sa rive sud).

© 2008 Québec, ville fortifiée
Afin de mieux comprendre d'où cette « forteresse naturelle » est venue, nous devons nous pencher sur l'histoire géologique de la région de Québec, laquelle remonte à plus de 1 000 000 000 d'années (oui, c'est bien ça, « un milliard » ou « 1 000 millions » d'années), alors que notre planète avait approximativement atteint sa grosseur actuelle et qu'il n'y avait qu'un seul supercontinent au milieu d'un seul superocéan.
En fait, la meilleure manière d'expliquer l'existence préalable d'une « forteresse naturelle » dans la région de Québec, c'est de faire référence à la théorie de la tectonique des plaques (qui est reliée aux plaques tectoniques de notre planète et qui complète la théorie sur la dérive des continents).

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Selon la théorie de la tectonique des plaques, la croûte de notre planète (aussi appelée « croûte terrestre ») a été divisée en plaques tectoniques qui étaient en mouvement tout en se frottant l'une contre l'autre et qui se sont métamorphosées au fil du temps. Dans la région où se trouve aujourd'hui la ville de Québec, des montagnes se sont élevées alors que les continents sont entrés en collision, puis des océans ou des mers ont pris forme alors que les continents se sont effondrés ou se sont séparés. De tels phénomènes se sont produits en franchissant une distance aussi peu remarquable que 4 à 6 centimètres (1,6 à 2,4 pouces) par an, ce qui équivaut de près à la rapidité avec laquelle nos ongles poussent. Cependant, même à cette vitesse, au cours de dizaines de millions d'années et puis de centaines de millions d'années, la position des continents a considérablement changé. Au cours d'une période de temps aussi longue, la position des continents par rapport aux pôles et à l'équateur a changé au point d'affecter le climat. Nous devons nous rappeler que : même si les continents semblent demeurer en position stationnaire quand on les regarde aujourd'hui, parce qu'ils se déplacent avec une extrême lenteur, ces continents se sont déplacés au fil du temps dans le passé, sont toujours en mouvement dans le présent et vont se déplacer encore au fil du temps à l'avenir. Par ailleurs, la même logique s'applique aux différentes conditions climatiques que ces continents ont connues au fil du temps dans le passé, connaissent toujours dans le présent et vont connaître encore au fil du temps à l'avenir. Dans le cas particulier de la région de Québec, ces considérations expliquent pourquoi cette région est devenue, progressivement et sur une très longue période de temps, « une forteresse naturelle ».