Le Mur comme tel et ses 3 principaux bastions

© 2006 Jacques Beardsell.
Nous l'appelons « Le Mur fortifié du Vieux-Québec » et non pas « les murs fortifiés du Vieux-Québec », de la même manière qu'on dit « La Grande muraille de Chine » et non pas « les grands murs de Chine ». Ces énormes structures ont toutes deux été construites par sections au cours d'une longue période de temps et non pas « construites en trois jours ». En fait, le Mur fortifié du Vieux-Québec a été construit sur une période de plus de 400 ans et peut donc être conçu comme une série de murs fortifiés ou de « remparts » formant tous ensemble (une fois reliés à leurs différentes portes, à la terrasse Dufferin et à la Citadelle) ce « Mur fortifié » en tant que « tout » ou « totalité » dont nous parlons dans cette présentation.

© 1990 CarteVieuxQuebec.com
Maintenant, si vous regardez ce Mur fortifié du Vieux-Québec sur son côté ouest, entre la porte Saint-Jean et la porte Kent (qui est la porte suivante, après la porte Saint-Louis, en regardant vers le nord), vous constaterez qu'il n'y a pas de bastion entre ces deux portes (Saint-Jean et Kent). Vous serez aussi en mesure d'observer une fois de plus la profondeur du Mur fortifié du Vieux-Québec sur son côté ouest, dans la section qui se trouve entre ces deux portes (Saint-Jean et Kent).
Sur le côté ouest du Mur fortifié du Vieux-Québec, il y a trois principaux bastions qui ont été très fortement fortifiés avec des ouvrages extérieurs dans le passé, à partir du sud de ce côté ouest après la Citadelle jusqu'au nord de ce côté ouest après la porte Saint-Jean...
- Le bastion Saint-Louis, entre la Citadelle et la porte Saint-Louis ;
- Le bastion des Ursulines,entre la porte Saint-Louis et la porte Kent ;
- Le bastion Saint-Jean, entre la porte Saint-Jean et le Parc de l'Artillerie (un élément clé dans le système défensif de Québec qui est également situé dans la Haute-Ville du Vieux-Québec, mais qui n'est pas une section du Mur fortifié).

© 1998 Parcs Canada
Pour mieux comprendre l'importance historique et militaire de bastions comme ces sections du Mur fortifié du Vieux-Québec, la meilleure chose à faire est d'observer, l'une après l'autre, une partie d'une nouvelle carte illustrant le Vieux-Québec ainsi qu'une partie de la carte simplifiée du Vieux-Québec que nous avons présentée précédemment.
Quant aux côtés nord, est et sud du Mur fortifié du Vieux-Québec, ils étaient tous protégés et sécurisés par un système de défense naturel fait de hautes falaises, variant en hauteur de 50 mètres à 100 mètres (164 pieds à 328 pieds). Ces hautes falaises, en elles-mêmes, faisaient de ces trois côtés du Mur fortifié du Vieux-Québec « une forteresse naturelle » dominant à son sommet la Basse-Ville du Vieux-Québec ainsi que le fleuve Saint-Laurent. De sorte que la construction de murs fortifiés (ou de « remparts ») plus simples que sur le côté ouest, sur ces trois côtés trônant au sommet de hautes falaises, et l'ajout de canons et / ou d'artillerie lourde à intervalles appropriés pour ces murs fortifiés (ou ces « remparts »), ce fut comme de transformer « une forteresse naturelle » en « une forteresse surnaturelle ».
Pour mieux comprendre l'importance historique et militaire de telles hautes falaises pour le Mur fortifié du Vieux-Québec ainsi que la façon dont ce Mur fortifié apparaît aujourd'hui sur ses côtés nord, est et sud, il vous suffit de regarder une autre partie de la nouvelle carte illustrant le Vieux-Québec par rapport aux côtés sud et est de ce Mur fortifié, en face et au-dessus du fleuve Saint-Laurent aussi bien que de la Basse-Ville du Vieux-Québec.